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Point de vue d'Inaya :
Tom : Elle a perdu sa mère ! Bill, putain !
Je m'apprêtai à ouvrir, à ravaler ma fierté, à reconnaître mes erreurs et voilà que des mots me parviennent en pleine face. Des mots que j'ai tant de fois refouler et refuser d'y croire. Sa voix me parut si grave et si dure, son ton me parut si froid et si libéral et ses paroles me parurent si réelles et si détestables. J'ai mal, très mal, frappée à plein fouet par l'ignorance qui me submergeait depuis bien trop longtemps. Et maintenant, je cours, je fuis vers une autre issue pour ne pas être surprise de mes émotions qui s'éveillent. Oui, je pleure pour la réalité des mots, pour cette vérité douloureuse et pour tourner une nouvelle page d'une histoire bien triste. Comprendre et accepter le destin de ma mère, peut-être y arriverais-je. Mes jambes tremblent et s'évanouissent dans un lourd fracas. Je glisse sentant la froideur de la porte sur mon dos. Mes larmes ne cessent de couler et de mourir sur mes joues pourprées. Elles sont le témoin du refus de mon passé. Je gémis par le poids de mes souffrances. Pourtant, je m'étais promis de me battre et d'être maître de moi-même. Subir. Se soumettre. S'abaisser. Etre l'ombre de ma vie. J'avais décidé de rayer ses mots de mon avenir. Mais je n'ai voulu reprendre goût à la vie qu'y mettait offerte. Aujourd'hui, j'ai tout perdu mon âme d'enfant, ma raison d'exister et mon envie de sourire. Depuis toujours, j'ai cru que le destin me suivrait au-delà de toute vie, qu'il oublierait la mort et qu'il m'emmènerait auprès des anges pour y conquérir la lune. Je pensais que seuls les démons connaîtraient les flammes du malheur. Vous savez, pour moi, le monde merveilleux de Peter Pan existait. J'y croyais. Je pensais même que ma mère faisait parti des messagères de cet univers. Je pensais que lors d'une belle nuit étoilée, on viendrait me chercher pour m'y conduire. Oui, voler, une peluche sous les bras. Rien ne m'aurait atteint. Rien n'aurait pu éclater la bulle d'enthousiasme et de magie que j'avais créé. Vraiment rien ne m'aurait touché. Jusqu'à 17ans, j'étais heureuse et un jour, un simple jour a détruit mes espoirs. Il a tout balayé. Alors j'ai préféré m'enfermer dans un autre mensonge. Trouver le coupable à mon malheur. C'était mon ultime objectif. Mais, je n'avais pas compris que pour accuser il fallait que quelqu'un est commis un délit. Ma mère n'est pas coupable. Non, elle est victime d'une maladie meurtrière. Je me sens honteuse, humiliée par tant de culpabilité. Et maintenant, il ne me reste plus qu'à apaiser cette haine d'injustice pour vivre enfin. Je me relève tel un boxeur laissant la douleur pour la rage de vaincre. Je m'approche du miroir qui se dresse devant moi, juge impitoyable des derniers jours. Seul un reflet terne et dépourvu de bonheur apparaît sous mes yeux. Mon maquillage s'est évanoui avec mes larmes, laissant sa trace noir sur mon teint blême. Je ne ressemble plus qu'à un furieux gâchis. Je sculpte mon visage à l'aide de mes mains frémissantes Celles-ci s'agitent et redécouvrent ma bouche pulpeuse puis vacillent pour essuyer mes sanglots et repartent à la conquête des traits de ma frimousse endolorie.
Elles avaient oublié, j'avais oublié, nous avions oublié.
Point de vue de Tom :
Personne n'avait osé ouvrir la porte ou peut-être avait-elle fui ? Mon frère est toujours allongé sur son lit. Il a désormais fermé les yeux pour conclure ainsi le débat. Surement déçu par ma réaction. Il aurait voulu que je le défende. Je sais bien. Mais il faut qu'il sache que quoiqu'il arrive, je serais toujours avec lui. Je lui reparlerais plus tard. Je le laisse se reposer. Je me lève, me met sur la pointe des pieds pour être le plus discret et jette un rapide coup d'½il vers ma moitié endormi. Il a l'air si paisible. Un véritable ange.
Tom : Aïe !!
Décidément, ce n'est vraiment pas ma journée. Après les escaliers, c'est le lit qui s'en prend à moi. Mauvais joueur. Bill dort toujours. Heureusement, sinon j'en aurais entendu des vertes et des pas mûres toute la journée.
Enfin, je ferme la porte derrière moi, avec toujours autant de délicatesse. Même pas le temps de dire « ouf » que j'entends des plaintes provenant de la chambre d'ami. Quelqu'un pleure. La curiosité est un vilain défaut, on ne te l'a jamais dit Tom ? Et voilà ma conscience qui me joue des tours. Quelle galère cette journée !
La porte de la pièce est légèrement entrouverte, me laissant l'accès d'entrevoir l'intérieur. Un pitoyable spectacle s'offrit à mes yeux. Elle et le monde. Elle et le miroir. Elle et la tristesse d'une vie. Oui, elle. Inaya. Elle est là, plongée dans un sombre chagrin. Elle regarde l'image que lui renvoie la glace. Surement une image perfide et détestable qu'elle voudrait oublier et censurer. En une fraction de seconde, elle s'écroule au sol. Elle se recroqueville sur elle-même, se protégeant de l'égoïsme des hommes. Ses pleurs s'accentuent avec la souffrance d'un c½ur brisé. Je ne peux m'empêcher de m'approcher pour la consoler. Je veux qu'elle sente ma présence et qu'elle prenne ma main tendue pour un chemin moins dur. Je le prends dans mes bras mais elle me repousse. Je la retiens. Elle commence à me frapper à l'aide de ses petits poings. Je ne réponds pas à cette attaque. Elle se détache de cette rage qui l'habite. Elle expire la colère pour reconstruire son histoire. Elle se bat contre-elle même pour exister. Mais après quelques secondes de pure souffrance et de résistance, elle émet des signes de fatigue. Elle se blottit contre moi. Elle me laisse enfin lui prouver mon dévouement pour elle. La chaleur de son corps. La sensualité de sa peau. La douceur de ses cheveux. Toutes ces choses qui font d'elle une personne délicate me rendent fou. Elle relève sa tête, ouvre ses grands yeux couleur émeraude et me regarde.
Inaya : Je suis désolée....
Je pris sa frimousse entre mes deux mains rugueuses pour ne pas qu'elle baisse les yeux.
Tom : Chut...
Je pose un de mes doigts sur sa bouche laissant la magie opérée. L'immensité de son regard pourrait tuer un amoureux imprudent. Coquins et bien trop chaleureux, ses yeux inspirent un grain de folie pour un océan d'euphories. Je me perds dans son vert si envoûtant soit-il.
Oh non, Inaya, ne me soumets pas à tes feux ardents. Arrêtes de jouir de cette situation à travers tes yeux fabuleux. Ne me regarde plus avec autant de malice. Au fond, tu es toujours la même petite fille. Bill avait tort. Tu es l'unique Inaya. Tu aimes toujours autant vivre avec le danger et les désirs enfantins. Tu as toujours eu ce pouvoir de séduction envers les hommes. Déjà à l'âge de 5ans, tu revigorais les âmes d'un espoir illusionnaire. L'intrigue et le mystère règnent toujours dans ton royaume. Qui es-tu Inaya ?
C'est elle qui après m'avoir discrètement mimé un sourire se replonge dans mes bras une dernière fois et met fin à un supplice de désir. Elle s'endort doucement et rejoint ses rêves pour un moment de tranquillité. Je la pose délicatement sur son lit. Je prends une chaise et la place à son chevet. Je m'y asseye et me surprends à contempler une nouvelle fois la sublime beauté d'Inaya. La fille que j'observe en secret n'est la même fille qui pleurait. Celle-ci a l'air si calme et si apaisée. Les démons de sa vie ne s'amusent plus à la tourmenter et ont fui vers une autre destinée. Cette fille a même au creux de ses lèvres un léger sourire plein d'espoirs.
REVE D'INAYA :
... : Inaya, je t'ai trouvé, je t'ai trouvé, je t'ai trouvé !!!
L'enfant sautille et savoure sa victoire. Lui dont sa vigilance lui a souvent fait défaut face à sa redoutable adversaire.
Inaya : C'est pas juste !
... : Oh non, boudes pas. J'aime pas çà, tu sais.
Inaya : Et j'aurais quoi en échange de plus bouder ?!
... : Hum...un bisou...
Inaya : Bon d'accord...comme les grands alors...
... : Si tu veux...
Leurs bouches se rencontrèrent avec autant de douceur que d'innocence pour la première fois. Un léger frôlement des lèvres. Elles scellèrent une histoire certes enfantine mais si attendrissante. Les enfants se retrouvaient derrière l'arbre de leur vie et paraissaient aux yeux de tous de deux anges qui commettaient l'irréparable. C'était juste un simple baiser mais un baiser de deux petits amants qui s'avouaient à travers cet acte un amour grandissant. Les deux bambins, l'air satisfait et heureux, partirent rejoindre leurs mères qui discutaient sur un banc sans le moindre doute de ce qu'il venait de se passer, main dans la main comme si leur amour était éternel.
Point de vue omniscient :
Inaya se réveille en sursaut, perlée par quelques gouttes de sueurs. Non, elle ne venait pas de cauchemarder. Non, surement pas. C'était juste son passé profond qui la surprenait dans son sommeil. Quelqu'un la regardait. Elle tourna la tête et vit Tom.
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Voilà le sixième chapitre...
Déjà, je suis désolée pour ce retard que je n'avais pas prémédité. Mon chapitre était prêt samedi dernier mais une tempête a changé tous mes plans. Enfin le principal est qu'il soit là...j'espère! Je suis pardonnée????
Alors j'ai plein de questions pour vous: Comment trouvez-vous la réaction d'Inaya? Comment trouvez-vous la réaction de Tom fasse à Inaya? Quel est selon vous la deuxième personne du rêve d'Inaya? Tom, Bill ou quelqu'un d'autre? Mon coeur balance...=)
Je peux vous demander une dernière faveur? Oui? 100 commentaires sur ce chapitre? C'est possible? Merci <3
Allez, je vous mets dans la confidence: j'ai eu mon album de PARAMORE pour mon anniversaire! Simplement magnifique<3 Je vous le conseille si vous aimez ce groupe et que vous hésitez pour l'acheter...<3
Bisoux